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09/06/2019

Un siècle de football au féminin

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Il y a cent ans, le 30 septembre 1917, deux équipes du club parisien Fémina Sport disputaient la première rencontre de football féminin sur le sol français. Le début d'une longue histoire.

Si son développement dans l’Hexagone s’est longtemps heurté à de nombreux préjugés, la pratique féminine est désormais bien installée. Retour sur les grandes dates qui ont marqué cette évolution depuis un siècle.

1920-1970 : le temps des pionnières 

Après quelques balbutiements à la fin du XIXe siècle, les dames se mettent à taquiner le cuir pendant la Première Guerre mondiale. Pourtant, malgré les multiplies créations de sections, le football féminin a mauvaise presse. Les dirigeants, souvent des journalistes très « puritains », ne voient pas son développement d’un bon œil. En 1930, les grandes foules de l'immédiat après-guerre aperçues autour des terrains ont fondu.

- 1917 : deux équipes du Fémina Sport - club fondé en 1912 - s’opposent dans la première rencontre de football féminin organisée sur le sol français.

- 1919 : quatre formations parisiennes participent à une première compétition féminine sous forme de championnat. À partir de 1921, les premières équipes de provinces se mêlent au jeu. Un véritable championnat de France est organisé. Ce dernier s’éteindra en 1937.

- 1920 : après une tournée inaugurale en Angleterre en mai 1920, l’Équipe de France féminine reçoit pour la première fois son homologue d’Angleterre. Le 30 octobre, au stade Pershing dans le bois de Vincennes, sous les yeux de Jules Rimet et devant 15 000 spectateurs, les pionnières obtiennent un match nul (1-1). 

- 1937 : le football féminin disparaît, accusé de nuire au développement du sport féminin. Contrairement à d’autres disciplines, le football est jugé « nocif pour les femmes » et interdit par le régime de Vichy, en 1941.

1970-1997 : la renaissance

À la fin des années 1960, un peu partout en France et tout particulièrement du côté de Reims, les femmes sont très actives pour faire reconnaître l'existence du football féminin. Luttant contre les préjugés d’un monde encore très masculin, elles retrouvent petit à petit les terrains, épousant les différents mouvements de libération de la femme.

- 1970 : face au développement de la pratique féminine, le Conseil fédéral de la FFF ouvre la porte des clubs aux licenciées. Elles seront 2 170 en cette première saison d’existence.

- 1971 : premier match officiel de l’Équipe de France féminine sous l’égide de la FFF. Les Bleues, essentiellement composées de Rémoises, emmenées par Pierre Geoffroy, entraîneur de Reims et premier sélectionneur, dominent (4-0) les Pays-Bas, le 17 avril à Hazebrouck.

- 1974 : première saison du championnat de France de football féminin sous l’égide de la FFF. Le Stade de Reims remporte les trois premières éditions d’une compétition comprenant plusieurs groupes régionaux et une phase finale. La formule prévaudra jusqu’en 1992.

- 1984 : Marilou Duringer devient la première femme à siéger au Conseil fédéral.

- 1997 : après avoir vu passer le train des Euros 1991, 1993 et 1995, et des Coupes du monde 1995 et 1999, la France se qualifie pour sa première phase finale internationale en dominant la Finlande. Emmenées par Aimé Mignot, les Marinette Pichon, Corinne Diacre et autres Cécile Locatelli sont éliminées de peu au premier tour du championnat d’Europe 1997 (en Suède et en Norvège).

1997-2011 : place à la formation

Sous l'impulsion du DTN Aimé Jacquet, la FFF met en place un plan de développement du football féminin. Inspiré de l’INF des garçons, le CNFE est créé pour les filles, à Clairefontaine. Sous la houlette d'Élisabeth Loisel, les premiers résultats encourageants apparaissent pour l’Équipe de France, même si le nombre de licenciées tarde encore à décoller.

- 2002 : le 16 novembre, devant 25 000 spectateurs survoltés au stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne, et en direct sur Canal +, les coéquipières de Marinette Pichon décrochent pour la première fois leur billet pour un Mondial (2003), en éliminant leurs rivales historiques anglaises (1-0). Les Bleues seront sorties au premier tour de la Coupe du monde aux États-Unis.

- 2003 : en s’imposant lors du championnat d’Europe U19, la France de Bruno Bini remporte le premier titre international d'une équipe féminine tricolore.

- 2009 : Sandrine Soubeyrand devient l’internationale la plus capée en dépassant les 142 sélections de Lilian Thuram. La joueuse du FCF Juvisy terminera sa carrière avec 198 capes.

2011-2017 : une nouvelle ère

Avec des méthodes nouvelles, le sélectionneur Bruno Bini va emmener les Bleues vers la notoriété. La France termine 4e de la Coupe du monde 2011 en Allemagne et bénéficie d’une couverture médiatique sans précédent. Une nouvelle ère s’ouvre pour la pratique féminine, qui voit ses effectifs tripler en quelques années. Point d’orgue de cette montée en puissance, la FIFA confie à la France l'organisation de la Coupe du monde 2019. Un événement majeur, idéal pour assoir définitivement la pratique.  

- 2011 : sous l'impulsion de son président Noël le Graët, la FFF lance un vaste plan de développement de la féminisation, conduit par sa secrétaire générale, Brigitte Henriques.    

- 2012 : les Bleues participent à leurs premiers Jeux Olympiques à Londres et terminent quatrièmes. Les U17 féminines sont sacrées championnes du monde en Azerbaïdjan.

- 2014 : après des victoires de prestige contre l'Allemagne et le Brésil, la France atteint la troisième place du classement FIFA.

- 2016 : les effectifs du football féminin en France dépassent les 100 000 joueuses. Elles sont aujourd’hui plus de 125 000.

- 2017 : pour la première fois, deux clubs français atteignent la finale de la Ligue des champions féminine. L’Olympique Lyonnais remporte pour la quatrième fois ce trophée, après des victoires en 2011, 2012 et 2016. L’OL règne également sur l’Hexagone avec onze titres de champion de France et sept Coupes de France féminine depuis 2007. 

Sources FFF

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16/07/2018

LA FABULEUSE HISTOIRE DE LA COUPE DU MONDE DE FOOT

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La Fédération internationale de football association (FIFA) est créée en 1904 par le journaliste français Robert Guérin et 7 pays membres. Lors d'un premier congrès, il est décidé d'organiser une compétition internationale en Suisse, refusé par les britanniques. Ce n'est que 26 ans plus tard, sous l'impulsion d'un autre français alors président de la FIFA, le haut-saônois Jules Rimet, que celle-ci organisera sa compétition internationale, la Coupe du monde de football.

1930 EN URUGUAY, L'URUGUAY EMPORTE LA PREMIERE COUPE DU MONDE

coupe du monde 1930.jpgLa première coupe du monde de football se déroule en Uruguay. Bien que plusieurs pays européens en avaient fait la demande, la FIFA confiera l'organisation au pays champion olympique. Treize pays participent à cette première édition dont seulement 4 pays européens : Mexique, Chili, Argentine, Brésil, Bolivie, Pérou, Uruguay, Paraguay, États-Unis, France, Yougoslavie, Roumanie, Belgique. Beaucoup de pays ne voulaient pas faire la traversée, à l'époque en bateau.

Au stade Centenaire (100 000 places), eu lieu la première finale de la coupe du monde. L'Uruguay triomphant 4-2 de l'Argentine. Le capitaine uruguayen José Nasazzi se voit remettre par Jules Rimet la petite statuette.

1934 EN ITALIE, L'ITALIE L'EMPORTE

coupe du monde 1934.jpgC'est en Italie, candidat malheureux de l'élection de 1930, que se déroule la seconde coupe du monde de football. Dans un contexte politique tendu, avec l'ouverture deux ans après des Jeux olympiques d'été de 1936 à Berlin, cette coupe du monde devient un outil de propagande politique puissant pour l'Italie fasciste de Mussolini.

C'est aussi la première coupe du monde médiatique, avec la présence sur le sol italien de 249 journaux du monde entier dont 65 italiens, 27 français, 23 allemands... et un anglais, en rappelant que les Britanniques ne participent toujours pas à cette compétition. Le tenant du titre, l'Uruguay, ne participe pas non plus, pour les mêmes raisons que certaines équipes européennes quatre ans plus tôt.

Et l'Italie remporte la coupe du monde de football de 1934 chez elle à Rome face à la Tchécoslovaquie.

1938 EN FRANCE L'ITALIE GAGNE SA DEUXIEME ETOILE

En 1938 c'est la France qui organise la coupe du monde. À l'aube de la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses nations ne prennent pas part à la compétition (l'Autriche est contrainte par l'Allemagne de ne pas participer). Le Brésil répondra présent, à la suite d'une tombola organisée pour financer le voyage. L'Italie conserve son titre.

coupe du monde 1950.jpg1950 AU BRESIL L'URUGUAY GAGNE AUSSI SA DEUXIEME ETOILE

Après la deuxième guerre mondiale, la coupe du monde reprend et c'est le Brésil qui est le pays organisateur.

Le 16 juillet 1950 au stade Maracanã, le plus grand stade de football de la planète. L'Uruguay bat sur le score de 2 à 1 le Brésil et remporte le mini-championnat qui faisait office de tournoi final.

1954 EN SUISSE L'ALLEMAGNE DE L'OUEST CHAMPIONNE DU MONDE

coupe du monde 1954.jpgC'est la Suisse qui se voit confier l'organisation de la 5e coupe du monde de football en 1954. L'année suivante débutera la Ligue des champions en Europe et le football s'internationalise encore plus, avec l'avènement de pays comme la Hongrie et l'Allemagne de l'ouest privée de participation par la FIFA quatre ans plus tôt. C'est d'ailleurs elle qui s'imposera à Berne devant 65 000 spectateurs face à la Hongrie emmenée par Ferenc Puskás. Cette coupe du monde est marquée par une nouvelle ère médiatique : les premiers téléspectateurs ont pu suivre huit matches en direct.

1958 EN SUEDE LE BRESIL POUR LA PREMIERE FOIS GAGNE SA PREMIERE ETOILE

En partant pour la Suède, Just Fontaine ignore qu'il sera à l'issue de la compétition sacré meilleur buteur de la Coupe du monde de football 1958 avec 13 réalisations, record encore d'actualité.

Un jeune brésilien fait une apparition qui va marquer les mémoires. Le football ne sera plus le même après que son génie se sera exprimé. Edson Arantes do Nascimento dit Pelé ne savait pas encore au début de la compétition qu'il serait le plus jeune joueur à jamais avoir soulevé la Coupe. En demi-finale à lui seul, il inscrivit 3 buts à la France de Raymond Kopa.

1962 AU CHILI LE BRESIL GAGNE SA DEUXIEME ETOILE

coupe du monde 1962.jpgAu Chili, Pelé se blesse dès le match d'ouverture. Cela n'empêchera pas ses coéquipiers de s'imposer une seconde fois consécutive, face à la Tchécoslovaquie.

Le match Italie - Chili à Santiago, connu comme la « Bataille de Santiago », dégénère en une bataille rangée : deux joueurs italiens seront expulsés et un troisième aura le nez cassé.

1966 EN ANGLETERRE, L'ANGLETERRE L'EMPORTE

Lors d'une exposition à Londres, la coupe Jules Rimet est volée. Un chien appelé Pickles la retrouve dans un buisson au cœur d'un jardin de banlieue du sud de Londres5.

Pelé ne jouera pas plus de deux matchs durant cette compétition et c'est un autre lusophone qui fera parler de lui : Eusébio, avec 9 réalisations il deviendra le meilleur buteur de cette édition. L'Angleterre à domicile s'imposera face à l'Allemagne de l'Ouest .

1970 AU MEXIQUE LE BRESIL GAGNE SA TROISIEME ETOILE ET LE DROIT DE GARDER DEFINITIVEMENT LA COUPE DU MONDE

Au Mexique, ce sont les attaquants qui ont triomphé : 2,97 buts par match en moyenne. Cette édition fut également marquée par les dix buts de Gerd Müller, dont deux triplés, ainsi que par la demi-finale Italie-RFA qui se termina sur le score de 4 buts à 3 après prolongation.

Le jeu l'emporte aussi : aucun joueur ne sera expulsé du terrain lors de la Coupe du monde de la FIFA 1970. Bien qu'après ses deux blessures lors des précédentes éditions, Pelé avait dit plus jamais. Il est revenu sur sa décision, le Brésil l'en remercie. L'Italie est surclassée dès la 18e minute. Un score final de 4-1, et le Brésil remporte son troisième trophée, gardant ainsi le droit de le conserver.

1974 EN ALLEMAGNE L'ALLEMAGNE NOUVEAU CHAMPION DU MONDE

Avec l'avènement du football total, l'Allemagne de l'Ouest remporte à domicile son second trophée, qui pour l'occasion est devenue une coupe en or, en s'imposant face aux Pays-Bas, emmenés par Johan Cruyff.

1978 EN ARGENTINE L'ARGENTINE L'EMPORTE A DOMICILE

Le pays organisateur remporte la compétition. L'Argentine s'impose en finale face à des néerlandais. L'Argentine entre dans l'histoire et Mario Kempes son buteur en fait de même en devenant meilleur buteur de la compétition.

Le contexte lourd est celui de la dictature militaire, deux ans après le coup d'état du 24 mars 1976. C'est d'ailleurs le général Videla, chef de la junte militaire, qui remet la coupe au capitaine argentin, Daniel Passarella, « El Pistolero ».

1982 EN ESPAGNE L'ITALIE GAGNE SA TROISIEME ETOILE

En Espagne, pendant le tour préliminaire, lors du match France - Koweït, un émir du Koweït descend sur le terrain pour faire annuler un but, une première à laquelle l'arbitre cède. Lors de la demi-finale contre l'Allemagne de l'Ouest, l'équipe de France se fait éliminer lors des prolongations. En finale, l'Italie remporte la coupe du monde à Madrid au Stade Santiago Bernabéu 3 buts à 1. Dino Zoff devient ainsi le plus vieux joueur à remporter la Coupe du monde de football, à 40 ans.

1986 AU MEXIQUE L'ARGENTINE GAGNE SA DEUXIEME ETOILE

Cette compétition aurait dû se dérouler en Colombie. Mais dès 1983, l'organisation fut confiée au Mexique, la Colombie ayant subi des catastrophes naturelles.

Les tirs aux buts ont fait leur première apparition pendant la Coupe du monde de football de 1982 lors de la demi-finale France - RFA. Quatre ans plus tard, la France rencontre le Brésil en quart de finale de la coupe du monde. Un match connu essentiellement parce que ce sont les meilleurs joueurs qui ont manqué leurs penaltys et pour la qualité du jeu pratiqué.

Diego Armando Maradona est déjà une personnalité controversée du milieu du football. Le 22 juin 1986, lors du quart de finale Argentine - Angleterre, les tensions sont fortes entre les deux pays depuis la Guerre des Malouines.

À la 51e minute, Maradona inscrit un but de la main. Pour se justifier, Diego ne dira que cette phrase quasi provocatrice : « c'était la Main de Dieu ». Cinq minutes plus tard, « Dieu » se manifeste de la plus belle des manières, en inscrivant un but resté dans toutes les mémoires des contemporains. Partant de son camp, il dribble toute la défense anglaise, y compris le gardien, et marque. L'Argentine remportera une nouvelle fois la Coupe du monde quelques jours plus tard, face à l'Allemagne qui égale le record des Pays-Bas en atteignant la finale deux fois de suite et en la perdant.

1990 EN ITALIE L'ALLEMAGNE L'EMPORTE

Bien peu sont ceux qui pouvaient prédire aux Camerounais qu'ils seraient les héros d'une Coupe du monde qualifiée d'ennuyeuse. À 38 ans, Roger Milla, qui avait pourtant posé ses crampons sur l'île de La Réunion, est rappelé par son équipe nationale. Le spectacle qu'il offrira durant cette compétition en aura bien valu la peine. Il inscrira 4 buts durant la phase finale, dont un mémorable contre la Colombie où il viendra prendre le ballon au fantasque gardien colombien René Higuita.

L'Allemagne triomphe en Italie des Argentins après avoir entre autres sorti les Pays-Bas en huitième de finale et l'Angleterre en demi, en finale sur un penalty à la 85e minute, transformé par Andreas Brehme.

1994 AU ETATS UNIS LE BRESIL GAGNE SA QUATRIEME ETOILE

La Coupe du monde de football de 1994 est organisée pour la première fois aux États-Unis. Du 17 juin au 17 juillet la FIFA espère ainsi y implanter durablement le soccer. Dans la foulée, il est d'ailleurs prévu de relancer un championnat professionnel aux États-Unis. Ce sera la Major League Soccer qui a eu du succès à ses débuts.

Plusieurs grandes nations de football sont absentes de cette Coupe du monde. Citons notamment l'Angleterre, la France, l'Uruguay, la République tchèque et l’équipe championne d'Europe en titre, le Danemark, qui ne sont pas parvenus à se qualifier.

C'est une Coupe du monde avec beaucoup de buts, qui s'achève par un match où il y en eut trop peu. C'est la première finale de l'histoire qui se termine aux penaltys. Le Brésil renaît et remporte un trophée qu'il aime bien. L'Italie n'avait jamais accepté son élimination aux tirs au but 4 ans plus tôt, il en sera de même 4 ans plus tard.

Roger Milla devient à 42 ans le plus vieux buteur de l'histoire de la Coupe du monde. Diego Maradona contrôlé positif à l'éphédrine sort humilié de la Coupe du monde.

1998 EN FRANCE LA FRANCE ACCEDE A LA PREMIERE ETOILE

coupe foot 98.jpgLe 12 juillet 1998, bien peu sont les Brésiliens à connaître Zizou le magicien. De deux buts de la tête, il fait basculer la France dans une fête multiculturelle qu'elle n'avait pas prévue. Emmanuel Petit achève le tableau par un but à la dernière minute. La France complète la liste des pays ayant organisé la Coupe du monde et l'ayant gagnée à domicile.

La Croatie fait son apparition dans le dernier carré et Davor Suker finit meilleur buteur de la compétition.

Le parcours de l'équipe de France, vers le titre à domicile n'est pas des plus aisés : Les Bleus, premiers de leur groupe du premier tour avec trois victoires, battent le Paraguay 1-0 en huitièmes de finale sur un but en or marqué en prolongations par Laurent Blanc, ils éliminent ensuite l'Italie aux tirs au but 4-3 au terme d'un match au score vierge, puis viennent à bout de la Croatie en demi-finale grâce au plus improbable des buteurs : le défenseur Lilian Thuram qui marque à deux reprises pour la seule fois de sa longue carrière internationale et envoie son équipe en finale (2-1). Dans le match face aux tenants du titre brésiliens, arrivés en finale grâce à leur victoire aux tirs au but devant les Pays-Bas (1-1 après prolongations, 4-2), Zinédine Zidane marque deux buts de la tête sur corner en première-mi temps, puis Emmanuel Petit parachève le score en fin de match alors que la France joue à dix après l'expulsion de Marcel Desailly. Le soir, sur les Champs-Elysées, environ 1,5 million de personnes fêtent la victoire des Bleus.

2002 EN COREE DU SUD ET AU JAPON LE BRESIL ACCROCHE SA CINQUIEME ETOILE

Fait unique dans l'histoire de la Coupe du monde, deux pays coorganisent la coupe du monde de football de 2002, la Corée du Sud et le Japon. Le tenant du titre, la France, est battu en match d'ouverture par les Lions du Sénégal (1 - 0, but de Papa Bouba DIOP) et est sorti dès le premier tour sans même avoir inscrit un but, tout comme l'Argentine.

La Corée du Sud brillera jusqu'en demi-finale, c'est la première nation asiatique à atteindre ce niveau.

Le Brésil présente une équipe mémorable emmenée par le capitaine Cafu et comptant dans ses rangs les attaquants Ronaldinho, Rivaldo et Ronaldo. Ce dernier marque huit buts au cours de la compétition, et termine sur un doublé en finale face à l'Allemagne le 30 juin 2002 à Yokohama (2-0). La formation sud-américaine accroche ainsi une cinquième étoile à son maillot, record qui attend encore d'être battu.

2006 EN ALLEMAGNE L'ITALIE GAGNE SA QUATRIEME ETOILE

L'édition 2006 s'est déroulée en Allemagne. Le pays organisateur brilla une nouvelle fois dans cette compétition, mais l'Italie mit fin au rêve allemand pendant la demi-finale en remportant la victoire par 2 - 0 après la prolongation. L'issue de la finale face à la France penche en faveur de l'Italie ; l'Italie bat la France aux pénalties (5 - 3) 1 - 1 après prolongation. L'Italie décroche ainsi son quatrième titre de champion du monde et se rapproche du record actuel, détenu par le Brésil, qui est de cinq victoires. Il faut également noter la très bonne performance du Portugal, demi-finaliste de la coupe du monde.

2010 EN AFRIQUE DU SUD L'ESPAGNE GAGNE SA PREMIERE ETOILE

coupe du monde 2010.pngL'édition 2010 se déroule en Afrique du Sud, qui devient ainsi le premier pays africain à accueillir l'épreuve. L'Afrique du Sud devient également le premier pays organisateur à ne pas dépasser les poules. Pour le match pour la troisième place entre l'Allemagne et l'Uruguay, Paul le poulpe aura encore réussi son pronostic en prédisant l'Allemagne vainqueur (3-2). La finale oppose l'Espagne et les Pays-Bas sachant que notre ami poulpe cité ci-dessus prédit l'Espagne vainqueur... Et l'Espagne est effectivement championne du monde (1-0), d'un seul but de Iniesta à la 117e minute (3 minutes avant les tirs au but).

2014 AU BRESIL L'ALLEMAGNE GAGNE SA QUATRIEME ETOILE ET REJOINT L'ITALIE

L'édition 2014, qui est la 20e, se déroule au Brésil. Toutes les équipes championnes du monde depuis 1930 sont qualifiées. La demi-finale du Brésil face à l'Allemagne est marquée par le score historique de 7-1 en faveur de la Mannschaft. La finale a lieu le 13 juillet au stade Maracanã. L'Allemagne s'impose 1-0 en prolongation sur un but de Mario Götze, et remporte sa quatrième Coupe du monde.

2018 EN RUSSIE LA FRANCE GAGNE SA DEUXIEME ETOILE

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Vingt ans après le sacre de 1998 à la maison, l’équipe de France a achevé sa campagne de Moscou en soulevant la Coupe du monde aux dépens de valeureux Croates à la science du jeu sans égale, mais laissés en plan par leur bonne étoile, pour gravir la dernière marche.

Les Bleus montent d’un rang et se retrouvent avec une seconde étoile sur leur jersey, en compagnie de l’Argentine et de l’Uruguay, deux sélections qu’ils ont, ironie du sort, vaincues aux tours précédents.

LE SYMBOLE DES ETOILES

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Le vainqueur de la Coupe du monde a une étoile par trophée gagné. Ces étoiles font leur apparition sur le maillot du Brésil en 19701. L'Italie adopte les étoiles à la suite de sa troisième victoire en Coupe du monde en 19821. L'Allemagne le fait lorsqu'elle remporte son troisième titre en 19904. Les autres anciens vainqueurs adoptent ce système au début des années 2000 (Angleterre, Argentine, Uruguay) tandis que la France arbore son étoile depuis sa première victoire en 1998.

L'Uruguay arbore quatre étoiles : deux pour les Jeux olympiques gagnés en 1924 et 1928 et deux autres pour les Coupes du monde de 1930 et 1950. L'Espagne gagne sa première Coupe du monde en 2010 et arbore son étoile sur le maillot dès la remise de la coupe le soir de la finale le 11 juillet 2010. Les joueurs ont échangé leur maillot bleu du match contre un maillot rouge à étoile dès le coup de sifflet final.

L'Égypte, le Cameroun, le Ghana, la Tunisie, la Côte d'Ivoire et l'Algérie ont mis des étoiles pour symboliser leurs victoires en Coupe d'Afrique des nations. La Tunisie n'ayant pas d'étoile sur le maillot, l'étoile apparait uniquement sur certains maillots vendus dans le commerce.

Le maillot de l'équipe du Danemark est orné d'une étoile d'argent pour rappeler la victoire lors de l'Euro 1992. À ce jour, le Danemark est la seule sélection à avoir adopté ce symbole pour une victoire à l'Euro.

Le maillot de l'équipe d'Uruguay arbore 4 étoiles. 2 pour les victoires en coupe du monde ainsi que 2 pour les victoires dans le tournoi olympique. L'Uruguay est la seule sélection à avoir adopté ce symbole pour une victoire dans le tournoi olympique, considérant qu'étant donné que ces victoires aux JO eurent lieu alors que la Coupe du monde n'existait pas, le tournoi olympique équivalait à une Coupe du monde.

Sources Wikipédia et l'Humanité

19:44 Publié dans Société, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coupe du monde de foot, histoire | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook |

18/06/2016

Les sommets de 120 ans de haine anti-CGT

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Michel Pigenet, Professeur d’histoire contemporaine, Paris-I Panthéon-Sorbonne, Humanité Dimanche

Au sortir du Front populaire, Paul Reynaud, alors ministre des Finances, voudra "en finir avec une CGT dominée par le PCF"

Entre mépris de classe et répression sociale, le déferlement de propos venimeux qui s’exerce contre la CGT à l’occasion de la mobilisation contre le projet El Khomri n’est pas une nouveauté.

Depuis sa création, la Confédération est la cible d’attaques violentes du pouvoir, du patronat, comme le démontre, exemples à l’appui, l’historien Michel Pigenet.

Ainsi la CGT serait « à la dérive », associée à des « minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes » (Pierre Gattaz). Sur la lancée, un médiacrate patenté a pu identifier les « deux menaces » qui pèseraient sur la France : « Daech et la CGT ». Tandis qu’une pétition exige la dissolution de la centrale, son secrétaire général n’est pas épargné. « L’homme qui veut mettre la France à genoux » (« le Figaro ») rappellerait le « Beauf » de Cabu, ce que suggère le portrait d’un Philippe Martinez à la « vie un peu terne et sans apparat », issu d’« une banlieue sans âme » et qui « roule dans une vieille Renault Scenic » (« Capital »).

Frappés au double coin de la défense de l’ordre et du mépris de classe, les thèmes du discours anticégétiste ne se renouvellent guère. À trois décennies de distance, les propos de Pierre Gattaz font écho aux sorties de Coluche contre la CGT « force du désordre » et « cancer général du travail ».

L’antisyndicalisme est aussi, sinon d’abord, affaire d’État. Dotés des moyens qu’offre la puissance publique, nombre de ministres ont attaché leur nom aux plus violentes diatribes anticégétistes. Avant 1914, Clemenceau revendiqua le surnom de « premier flic de France » face à une CGT qu’il défiait en ces termes : « Vous êtes derrière une barricade ; moi je suis devant. »

En 1921, un tribunal correctionnel ordonnera la dissolution de la CGT au lendemain d’une défaite ouvrière marquée par la révocation de 18 000 cheminots dont une violente campagne de presse dénonçait l’« entreprise criminelle contre la prospérité de la nation » (« le Temps »).

cgt,social,haine,classeIl en ira de même en novembre 1938, au sortir du Front populaire et en riposte à la grève générale contre les décrets-lois mettant fin aux 40 heures. Son initiateur, Paul Reynaud, confiera qu’il voulait « en finir avec une CGT désormais dominée par les communistes ». Passons sur la dissolution effective de la CGT, exécutée en novembre 1940 par Belin, ancien secrétaire confédéral rallié à Vichy.

Après la Libération, la guerre froide verra les autorités assimiler la CGT à un PCF tenu pour être au service de l’URSS. Lors des durs conflits sociaux de 1947 et 1948, des milliers de grévistes, sur lesquels les CRS sont autorisés à tirer par Jules Moch, ministre socialiste de l’Intérieur, sont licenciés et des centaines condamnés par la justice.

La radio et la presse ne sont pas en reste. « L’Aurore » du 21 octobre 1948 appelle le gouvernement à « briser » le « plan clandestin du Kominform ». Tout au long de ces années, l’État gendarme a la main lourde. Sa bienveillance va aux maintes officines que finance le patronat.

Certaines lui sont liées, à l’instar des caisses que créée l’UIMM dès 1906 afin de couvrir les pertes dues aux grèves. D’autres monnaient leurs prestations au gré des besoins : recrutement de briseurs de grève, diffusion de publications anticégétistes, formation de dirigeants d’entreprise. À partir de 1955, d’anciens rescapés de la collaboration publient ainsi les Études sociales et syndicales, aujourd’hui sous le contrôle de l’Institut supérieur du travail, dont les analystes alimentent les médias bien-pensants.

Nous en sommes là. Aussi évidente que soit la permanence de méthodes et d’argumentaires aux relents de racisme social, notons la quasi-extinction de la thématique anticommuniste à l’honneur depuis les années 1930. L’évolution laisse intacte, en revanche, la dénonciation d’un syndicalisme menaçant la cohésion et l’économie nationales.

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