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07/10/2018

DISPARITION D'UN IMMENSE HISTORIEN : MICHEL VOVELLE

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L'historien Michel Vovelle, spécialiste de la Révolution française et auteur prolifique, est décédé samedi à Aix-en-Provence à l'age de 85 ans.

 Le professeur émérite à l'université de la Sorbonne Paris-I, ancien directeur de l'Institut d'histoire de la révolution française était l'auteur de plus de trente-cinq ouvrages personnels traduits en une dizaine de langues, plus de quarante écrits en collaboration et plusieurs centaines d'articles.

 Né le 6 février 1933 à Gallardon en Eure-et-Loire d'un instituteur et d'une institutrice, Michel Vovelle a notamment étudié aux lycées Louis-le-Grand et Henri IV à Paris, à l'Ecole normale supérieur à Saint-Cloud et à la Faculté des lettres de Paris.

Agrégé d'histoire et docteur ès lettres, il enseigna l'histoire moderne à la faculté des lettres d'Aix-en-Provence à partir de 1961 puis devient professeur d'histoire de la Révolution française à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne, poste qu'il occupera jusqu'en 1993.

Membre du Parti communiste, l'historien a été choisi en 1982 par Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la Recherche, pour coordonner l'organisation de la commémoration scientifique du Bicentenaire. Une expérience dont il tirera un livre "La bataille du Bicentenaire de la Révolution française".

 "Nous vivons de l'héritage de la +Grande Révolution + de 1789, comme de celui de ses prolongements", expliquait en 2017 l'historien dans une interview à l'Humanité.

vovelle.pngMichel Vovelle accordait à l'Humanité un grand entretien à l'occasion de la sortie en septembre 2017 de son livre "La Bataille du Bicentenaire de la Révolution française".

Michel Vovelle : « La révolution, cette rupture dans la nécessité de changer le monde » 

Le professeur émérite à l’université de la Sorbonne Paris-I, ancien directeur de l’Institut d’histoire de la révolution française, livre « des développements inédits sur une page d’histoire encore vive », celle de la commémoration du Bicentenaire en 1989, et nous éclaire sur les enjeux non consensuels et politiques de cette aventure collective.

Pourquoi écrire aujourd’hui sur ce que vous avez appelé dans votre ouvrage (1) la « Bataille du Bicentenaire de la Révolution française » ?

Michel Vovelle J’ai voulu livrer une page d’histoire encore vive après trente ans pour lutter contre l’oubli. Évoquer un pan de mémoire par la voix d’un des protagonistes. On y trouvera des développements inédits sur un événement qui a marqué la conscience collective à travers l’héritage fondateur. Cet exercice de mémoire personnelle ambitionne de transmettre le flambeau dans un combat toujours d’actualité en 2017, car la « Grande Révolution » de 1789 nous interpelle encore comme l’une de celles, sinon la seule, qui n’ont pas été remises en cause aujourd’hui. Nous vivons de son héritage, comme de celui de ses prolongements.

En quoi était-ce une bataille ? Il y a d’abord eu, bien sûr, cette offensive menée par François Furet…

Michel Vovelle Parce que cette commémoration a été tout sauf consensuelle. Elle a donné lieu à des débats et à des affrontements non seulement chez les historiens mais aussi dans le monde politique et dans l’opinion tout entière, entretenue par les médias. Sur la question de savoir s’il fallait célébrer, commémorer ou… ne rien faire du tout. Dans quelles limites chronologiques fallait-il aborder la période 1789-1793 ? Chez les politiques de gauche ou de droite, un compromis a prévalu pour conclure en 1989 le déroulement de la commémoration. Entre les pour et les contre, l’appel à l’opinion a été alimenté par les médias. Chez les historiens, un débat était engagé depuis des décennies. Il opposait à une tradition républicaine, majoritairement jacobine et jaurésienne, éventuellement marxiste, la contestation véhiculée par une lecture critique portée par François Furet et les Anglo-Saxons.

Dans cette bataille « bicentenariale », il y a différents affrontements, parfois de plusieurs ordres ou dans divers champs. Acteur principal, vous étiez au croisement de plusieurs d’entre eux, quels étaient-ils et sur quels enjeux ?

Michel Vovelle Non, je ne saurais aucunement être présenté comme « acteur principal », pas plus que « l’homme du Bicentenaire ». Mon rôle en tant que président de la commission du CNRS a été de coordonner et d’animer la préparation scientifique de la commémoration dans le cadre d’une commission mise en place entre 1982 et 1984 par le ministre Jean-Pierre Chevènement. L’antériorité et la continuité de ce travail collectif jusqu’en 1989 (et au-delà) en ont fait, au gré des aléas de la politique (présidence Mitterrand durant deux mandats, mais alternance parlementaire entre 1986 et 1988), un des pôles de l’entreprise commémorative, alors même que l’instance gouvernementale recherchait un chef : Bordaz, Baroin, Edgar Faure, Jeanneney. Dans ces limites, notre commission a réussi à faire prévaloir une idée maîtresse, au-delà même de la défense et illustration des droits de l’homme qui s’imposait d’entrée, celle d’une commémoration largement ouverte sur la place dans l’histoire d’hier à aujourd’hui de la diffusion des principes révolutionnaires à travers le monde.

Deux événements semblent en particulier avoir changé la donne des forces en présence en début de la séquence. L’un dans le champ universitaire, avec la disparition d’Albert Soboul, votre prédécesseur à la direction de l’Institut d’histoire de la révolution française (IHRF), et l’autre d’ordre politique, avec l’élection de François Mitterrand et la victoire de la gauche en mai 1981 ?

Michel Vovelle Cette question me semble, qu’on me pardonne, particulièrement étrange, pour ne pas dire plus. Comment peut-on mettre en parallèle, voire en balance, la mort d’Albert Soboul et l’élection de François Mitterrand ? Il est évident que la victoire de la gauche en 1981, puis le septennat de Mitterrand ont fourni le cadre non sans turbulences (!) dans lequel la préparation du Bicentenaire s’est inscrite. Mais la disparition de Soboul, en 1982, n’a représenté qu’un épisode non imprévisible et peu susceptible en soi d’infléchir la conduite du Bicentenaire. Si l’on veut marquer un événement, ce serait plutôt, je le dis sans vanité, lorsque j’ai été élu à sa succession, puis le choix de la part des politiques en ma personne, celle d’un communiste, fût-il quelque peu hérétique. Mais, au-delà de ma personne, c’est le jeu politique et les difficultés de la mise en place de la mission centrale qui ont importé. La victoire de la gauche en 1981, on le sait, n’a pas été suivie d’une hégémonie continue jusqu’en 1989 ; l’alternance, qui en 1987 a ramené momentanément la droite au pouvoir, a provoqué des fluctuations importantes et une grande difficulté à mettre en place une direction stable. Le président François Mitterrand n’a pas eu tout le temps les mains libres pour la conduite des opérations.

Historien de la révolution, « missionnaire patriote », vous décrivez dans le menu détail cet engagement sur tous les fronts et aux quatre coins du monde. Qu’est-ce qui vous a le plus frappé ?

Michel Vovelle Je récuse, je l’ai dit, cette désignation, cadeau ambigu qui m’investit d’un rôle central qui ne fut pas le mien. Au mieux, je me présente comme un protagoniste actif dans le cadre collectif d’une commission dynamique avec des moyens modestes et des ressources limitées. Et pourtant, elle a stimulé et coordonné les initiatives et rencontres scientifiques en France et au-delà. Elle s’est accompagnée pour moi d’une campagne de contacts à l’étranger, à travers le monde. Le couronnement de cette attractivité a été le succès reconnu du Congrès mondial des historiens à Paris en juillet 1989, qui a réuni des centaines de participants, salué par le président Mitterrand. Au total, l’ampleur de la mobilisation à l’extérieur comme à l’intérieur du pays est indiscutable. Elle ne doit pas cacher l’âpreté, amplifiée par le rôle des médias, d’un conflit politique et idéologique. Il reste que le réveil du débat a témoigné de la place éminente de la « Grande Révolution » dans l’imaginaire collectif pour lequel la Révolution n’est pas « terminée ».

Vous qualifiez les « lendemains de fête » de « débandade » et évoquez même une « faillite ». Pouvait-on éviter pareille gueule de bois et ses conséquences sur les études révolutionnaires ?

Michel Vovelle Cette prise à partie me semble refléter une certaine incompréhension à partir des éléments d’un constat cependant indiscutable. Celui du succès du « furetisme » dans l’opinion et les médias (« j’ai gagné », a ainsi pu écrire Furet). Celui de la mise en cause des institutions autour de la Révolution française : attaque puis disparition de la commission Jaurès, fin douloureuse de la commission du CNRS et malaise à l’IHRF. En contrepoint, les études révolutionnaires, stimulées par le bicentenaire, se portent bien. À question brutale, réponse naïve : y avait-il une recette pour arrêter le mouvement de l’histoire ?

Certaines causes « géopolitiques » dépassent la prise en considération de la Révolution française et de la République. Comment ne pas y voir une imbrication de l’histoire ?

Michel Vovelle Il est évident que le contexte géopolitique dans lequel se déroule et surtout s’achève la période doit être signalé. Avec une fausse naïveté, je me suis parfois interrogé sur ce qu’il serait advenu si les événements qui ont remis fondamentalement en cause le monde socialiste – de Tian’anmen, au printemps 1989, à la chute du mur de Berlin, en novembre 1989 – s’étaient produits plus tôt. Le Bicentenaire à la française tel que nous avons réussi à le gérer n’a-t-il profité que d’un sursis momentané ? Alors même que, en France, les lampions étaient éteints et que, en Europe (notamment en Italie) et dans le monde, les dernières ondes célébratives finissaient de se propager, dans le monde réel apparaissaient les pousses contestataires d’aujourd’hui dans le monde arabe, les indignés, etc. Et cela, alors même que l’idée de révolution était niée dans un monde sous influence de la mondialisation ultralibérale.

En fin d’ouvrage, vous utilisez le ton de la confession : « Du fond de ma caverne… » Avez-vous des regrets ?

Michel Vovelle Je conteste le terme de confession qui n’est pas dans ma culture si ce n’est au sens rousseauiste. Ce n’est pas un plaidoyer larmoyant que j’ai voulu présenter en invoquant la fin proche de mon odyssée personnelle, qu’il était inévitable que je souligne tant elle a été un instrument investi dans le combat mené durant une décennie et au-delà. Il m’a été reproché, en refusant de donner à ce récit le « happy end » qui serait de rigueur, d’avoir fait déteindre sur un parcours qui devrait s’achever sur des lendemains qui chantent mon désenchantement personnel. Des regrets, qui n’en a pas dans le monde actuel, et pas à l’aune de sa propre personne. Mais je continue à regarder les étoiles.

Selon vous, l’homme est-il en train de gagner la bataille de la civilisation, de l’émancipation ? Que signifie ou représente aujourd’hui la Révolution ?

Michel Vovelle Qu’attendez-vous de moi ? Une profession de foi ? J’ai plus d’une fois posé la question : que pouvaient avoir en tête, en 1815, les jeunes gens de la génération des héros de Balzac ou de Stendhal au souvenir des révolutions passées, dans l’attente des révolutions à venir dont le profil peinait à se dessiner, comme il en va de même aujourd’hui dans le cadre des massacres et convulsions ? J’ai souligné dans des articles les messages balbutiés par Edgar Morin, notamment dans la Voie, ou par Stéphane Hessel, expérimentés çà et là par les indignés. Aujourd’hui, les révolutions à venir se cherchent. Sollicité de s’identifier à un héros, le promu de la nouvelle génération Macron a laissé planer le doute quelques secondes : Julien Sorel ou… Rastignac (pensais-je ?). Il a choisi de dire Julien Sorel, mais le doute plane.

16/07/2018

LA FABULEUSE HISTOIRE DE LA COUPE DU MONDE DE FOOT

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La Fédération internationale de football association (FIFA) est créée en 1904 par le journaliste français Robert Guérin et 7 pays membres. Lors d'un premier congrès, il est décidé d'organiser une compétition internationale en Suisse, refusé par les britanniques. Ce n'est que 26 ans plus tard, sous l'impulsion d'un autre français alors président de la FIFA, le haut-saônois Jules Rimet, que celle-ci organisera sa compétition internationale, la Coupe du monde de football.

1930 EN URUGUAY, L'URUGUAY EMPORTE LA PREMIERE COUPE DU MONDE

coupe du monde 1930.jpgLa première coupe du monde de football se déroule en Uruguay. Bien que plusieurs pays européens en avaient fait la demande, la FIFA confiera l'organisation au pays champion olympique. Treize pays participent à cette première édition dont seulement 4 pays européens : Mexique, Chili, Argentine, Brésil, Bolivie, Pérou, Uruguay, Paraguay, États-Unis, France, Yougoslavie, Roumanie, Belgique. Beaucoup de pays ne voulaient pas faire la traversée, à l'époque en bateau.

Au stade Centenaire (100 000 places), eu lieu la première finale de la coupe du monde. L'Uruguay triomphant 4-2 de l'Argentine. Le capitaine uruguayen José Nasazzi se voit remettre par Jules Rimet la petite statuette.

1934 EN ITALIE, L'ITALIE L'EMPORTE

coupe du monde 1934.jpgC'est en Italie, candidat malheureux de l'élection de 1930, que se déroule la seconde coupe du monde de football. Dans un contexte politique tendu, avec l'ouverture deux ans après des Jeux olympiques d'été de 1936 à Berlin, cette coupe du monde devient un outil de propagande politique puissant pour l'Italie fasciste de Mussolini.

C'est aussi la première coupe du monde médiatique, avec la présence sur le sol italien de 249 journaux du monde entier dont 65 italiens, 27 français, 23 allemands... et un anglais, en rappelant que les Britanniques ne participent toujours pas à cette compétition. Le tenant du titre, l'Uruguay, ne participe pas non plus, pour les mêmes raisons que certaines équipes européennes quatre ans plus tôt.

Et l'Italie remporte la coupe du monde de football de 1934 chez elle à Rome face à la Tchécoslovaquie.

1938 EN FRANCE L'ITALIE GAGNE SA DEUXIEME ETOILE

En 1938 c'est la France qui organise la coupe du monde. À l'aube de la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses nations ne prennent pas part à la compétition (l'Autriche est contrainte par l'Allemagne de ne pas participer). Le Brésil répondra présent, à la suite d'une tombola organisée pour financer le voyage. L'Italie conserve son titre.

coupe du monde 1950.jpg1950 AU BRESIL L'URUGUAY GAGNE AUSSI SA DEUXIEME ETOILE

Après la deuxième guerre mondiale, la coupe du monde reprend et c'est le Brésil qui est le pays organisateur.

Le 16 juillet 1950 au stade Maracanã, le plus grand stade de football de la planète. L'Uruguay bat sur le score de 2 à 1 le Brésil et remporte le mini-championnat qui faisait office de tournoi final.

1954 EN SUISSE L'ALLEMAGNE DE L'OUEST CHAMPIONNE DU MONDE

coupe du monde 1954.jpgC'est la Suisse qui se voit confier l'organisation de la 5e coupe du monde de football en 1954. L'année suivante débutera la Ligue des champions en Europe et le football s'internationalise encore plus, avec l'avènement de pays comme la Hongrie et l'Allemagne de l'ouest privée de participation par la FIFA quatre ans plus tôt. C'est d'ailleurs elle qui s'imposera à Berne devant 65 000 spectateurs face à la Hongrie emmenée par Ferenc Puskás. Cette coupe du monde est marquée par une nouvelle ère médiatique : les premiers téléspectateurs ont pu suivre huit matches en direct.

1958 EN SUEDE LE BRESIL POUR LA PREMIERE FOIS GAGNE SA PREMIERE ETOILE

En partant pour la Suède, Just Fontaine ignore qu'il sera à l'issue de la compétition sacré meilleur buteur de la Coupe du monde de football 1958 avec 13 réalisations, record encore d'actualité.

Un jeune brésilien fait une apparition qui va marquer les mémoires. Le football ne sera plus le même après que son génie se sera exprimé. Edson Arantes do Nascimento dit Pelé ne savait pas encore au début de la compétition qu'il serait le plus jeune joueur à jamais avoir soulevé la Coupe. En demi-finale à lui seul, il inscrivit 3 buts à la France de Raymond Kopa.

1962 AU CHILI LE BRESIL GAGNE SA DEUXIEME ETOILE

coupe du monde 1962.jpgAu Chili, Pelé se blesse dès le match d'ouverture. Cela n'empêchera pas ses coéquipiers de s'imposer une seconde fois consécutive, face à la Tchécoslovaquie.

Le match Italie - Chili à Santiago, connu comme la « Bataille de Santiago », dégénère en une bataille rangée : deux joueurs italiens seront expulsés et un troisième aura le nez cassé.

1966 EN ANGLETERRE, L'ANGLETERRE L'EMPORTE

Lors d'une exposition à Londres, la coupe Jules Rimet est volée. Un chien appelé Pickles la retrouve dans un buisson au cœur d'un jardin de banlieue du sud de Londres5.

Pelé ne jouera pas plus de deux matchs durant cette compétition et c'est un autre lusophone qui fera parler de lui : Eusébio, avec 9 réalisations il deviendra le meilleur buteur de cette édition. L'Angleterre à domicile s'imposera face à l'Allemagne de l'Ouest .

1970 AU MEXIQUE LE BRESIL GAGNE SA TROISIEME ETOILE ET LE DROIT DE GARDER DEFINITIVEMENT LA COUPE DU MONDE

Au Mexique, ce sont les attaquants qui ont triomphé : 2,97 buts par match en moyenne. Cette édition fut également marquée par les dix buts de Gerd Müller, dont deux triplés, ainsi que par la demi-finale Italie-RFA qui se termina sur le score de 4 buts à 3 après prolongation.

Le jeu l'emporte aussi : aucun joueur ne sera expulsé du terrain lors de la Coupe du monde de la FIFA 1970. Bien qu'après ses deux blessures lors des précédentes éditions, Pelé avait dit plus jamais. Il est revenu sur sa décision, le Brésil l'en remercie. L'Italie est surclassée dès la 18e minute. Un score final de 4-1, et le Brésil remporte son troisième trophée, gardant ainsi le droit de le conserver.

1974 EN ALLEMAGNE L'ALLEMAGNE NOUVEAU CHAMPION DU MONDE

Avec l'avènement du football total, l'Allemagne de l'Ouest remporte à domicile son second trophée, qui pour l'occasion est devenue une coupe en or, en s'imposant face aux Pays-Bas, emmenés par Johan Cruyff.

1978 EN ARGENTINE L'ARGENTINE L'EMPORTE A DOMICILE

Le pays organisateur remporte la compétition. L'Argentine s'impose en finale face à des néerlandais. L'Argentine entre dans l'histoire et Mario Kempes son buteur en fait de même en devenant meilleur buteur de la compétition.

Le contexte lourd est celui de la dictature militaire, deux ans après le coup d'état du 24 mars 1976. C'est d'ailleurs le général Videla, chef de la junte militaire, qui remet la coupe au capitaine argentin, Daniel Passarella, « El Pistolero ».

1982 EN ESPAGNE L'ITALIE GAGNE SA TROISIEME ETOILE

En Espagne, pendant le tour préliminaire, lors du match France - Koweït, un émir du Koweït descend sur le terrain pour faire annuler un but, une première à laquelle l'arbitre cède. Lors de la demi-finale contre l'Allemagne de l'Ouest, l'équipe de France se fait éliminer lors des prolongations. En finale, l'Italie remporte la coupe du monde à Madrid au Stade Santiago Bernabéu 3 buts à 1. Dino Zoff devient ainsi le plus vieux joueur à remporter la Coupe du monde de football, à 40 ans.

1986 AU MEXIQUE L'ARGENTINE GAGNE SA DEUXIEME ETOILE

Cette compétition aurait dû se dérouler en Colombie. Mais dès 1983, l'organisation fut confiée au Mexique, la Colombie ayant subi des catastrophes naturelles.

Les tirs aux buts ont fait leur première apparition pendant la Coupe du monde de football de 1982 lors de la demi-finale France - RFA. Quatre ans plus tard, la France rencontre le Brésil en quart de finale de la coupe du monde. Un match connu essentiellement parce que ce sont les meilleurs joueurs qui ont manqué leurs penaltys et pour la qualité du jeu pratiqué.

Diego Armando Maradona est déjà une personnalité controversée du milieu du football. Le 22 juin 1986, lors du quart de finale Argentine - Angleterre, les tensions sont fortes entre les deux pays depuis la Guerre des Malouines.

À la 51e minute, Maradona inscrit un but de la main. Pour se justifier, Diego ne dira que cette phrase quasi provocatrice : « c'était la Main de Dieu ». Cinq minutes plus tard, « Dieu » se manifeste de la plus belle des manières, en inscrivant un but resté dans toutes les mémoires des contemporains. Partant de son camp, il dribble toute la défense anglaise, y compris le gardien, et marque. L'Argentine remportera une nouvelle fois la Coupe du monde quelques jours plus tard, face à l'Allemagne qui égale le record des Pays-Bas en atteignant la finale deux fois de suite et en la perdant.

1990 EN ITALIE L'ALLEMAGNE L'EMPORTE

Bien peu sont ceux qui pouvaient prédire aux Camerounais qu'ils seraient les héros d'une Coupe du monde qualifiée d'ennuyeuse. À 38 ans, Roger Milla, qui avait pourtant posé ses crampons sur l'île de La Réunion, est rappelé par son équipe nationale. Le spectacle qu'il offrira durant cette compétition en aura bien valu la peine. Il inscrira 4 buts durant la phase finale, dont un mémorable contre la Colombie où il viendra prendre le ballon au fantasque gardien colombien René Higuita.

L'Allemagne triomphe en Italie des Argentins après avoir entre autres sorti les Pays-Bas en huitième de finale et l'Angleterre en demi, en finale sur un penalty à la 85e minute, transformé par Andreas Brehme.

1994 AU ETATS UNIS LE BRESIL GAGNE SA QUATRIEME ETOILE

La Coupe du monde de football de 1994 est organisée pour la première fois aux États-Unis. Du 17 juin au 17 juillet la FIFA espère ainsi y implanter durablement le soccer. Dans la foulée, il est d'ailleurs prévu de relancer un championnat professionnel aux États-Unis. Ce sera la Major League Soccer qui a eu du succès à ses débuts.

Plusieurs grandes nations de football sont absentes de cette Coupe du monde. Citons notamment l'Angleterre, la France, l'Uruguay, la République tchèque et l’équipe championne d'Europe en titre, le Danemark, qui ne sont pas parvenus à se qualifier.

C'est une Coupe du monde avec beaucoup de buts, qui s'achève par un match où il y en eut trop peu. C'est la première finale de l'histoire qui se termine aux penaltys. Le Brésil renaît et remporte un trophée qu'il aime bien. L'Italie n'avait jamais accepté son élimination aux tirs au but 4 ans plus tôt, il en sera de même 4 ans plus tard.

Roger Milla devient à 42 ans le plus vieux buteur de l'histoire de la Coupe du monde. Diego Maradona contrôlé positif à l'éphédrine sort humilié de la Coupe du monde.

1998 EN FRANCE LA FRANCE ACCEDE A LA PREMIERE ETOILE

coupe foot 98.jpgLe 12 juillet 1998, bien peu sont les Brésiliens à connaître Zizou le magicien. De deux buts de la tête, il fait basculer la France dans une fête multiculturelle qu'elle n'avait pas prévue. Emmanuel Petit achève le tableau par un but à la dernière minute. La France complète la liste des pays ayant organisé la Coupe du monde et l'ayant gagnée à domicile.

La Croatie fait son apparition dans le dernier carré et Davor Suker finit meilleur buteur de la compétition.

Le parcours de l'équipe de France, vers le titre à domicile n'est pas des plus aisés : Les Bleus, premiers de leur groupe du premier tour avec trois victoires, battent le Paraguay 1-0 en huitièmes de finale sur un but en or marqué en prolongations par Laurent Blanc, ils éliminent ensuite l'Italie aux tirs au but 4-3 au terme d'un match au score vierge, puis viennent à bout de la Croatie en demi-finale grâce au plus improbable des buteurs : le défenseur Lilian Thuram qui marque à deux reprises pour la seule fois de sa longue carrière internationale et envoie son équipe en finale (2-1). Dans le match face aux tenants du titre brésiliens, arrivés en finale grâce à leur victoire aux tirs au but devant les Pays-Bas (1-1 après prolongations, 4-2), Zinédine Zidane marque deux buts de la tête sur corner en première-mi temps, puis Emmanuel Petit parachève le score en fin de match alors que la France joue à dix après l'expulsion de Marcel Desailly. Le soir, sur les Champs-Elysées, environ 1,5 million de personnes fêtent la victoire des Bleus.

2002 EN COREE DU SUD ET AU JAPON LE BRESIL ACCROCHE SA CINQUIEME ETOILE

Fait unique dans l'histoire de la Coupe du monde, deux pays coorganisent la coupe du monde de football de 2002, la Corée du Sud et le Japon. Le tenant du titre, la France, est battu en match d'ouverture par les Lions du Sénégal (1 - 0, but de Papa Bouba DIOP) et est sorti dès le premier tour sans même avoir inscrit un but, tout comme l'Argentine.

La Corée du Sud brillera jusqu'en demi-finale, c'est la première nation asiatique à atteindre ce niveau.

Le Brésil présente une équipe mémorable emmenée par le capitaine Cafu et comptant dans ses rangs les attaquants Ronaldinho, Rivaldo et Ronaldo. Ce dernier marque huit buts au cours de la compétition, et termine sur un doublé en finale face à l'Allemagne le 30 juin 2002 à Yokohama (2-0). La formation sud-américaine accroche ainsi une cinquième étoile à son maillot, record qui attend encore d'être battu.

2006 EN ALLEMAGNE L'ITALIE GAGNE SA QUATRIEME ETOILE

L'édition 2006 s'est déroulée en Allemagne. Le pays organisateur brilla une nouvelle fois dans cette compétition, mais l'Italie mit fin au rêve allemand pendant la demi-finale en remportant la victoire par 2 - 0 après la prolongation. L'issue de la finale face à la France penche en faveur de l'Italie ; l'Italie bat la France aux pénalties (5 - 3) 1 - 1 après prolongation. L'Italie décroche ainsi son quatrième titre de champion du monde et se rapproche du record actuel, détenu par le Brésil, qui est de cinq victoires. Il faut également noter la très bonne performance du Portugal, demi-finaliste de la coupe du monde.

2010 EN AFRIQUE DU SUD L'ESPAGNE GAGNE SA PREMIERE ETOILE

coupe du monde 2010.pngL'édition 2010 se déroule en Afrique du Sud, qui devient ainsi le premier pays africain à accueillir l'épreuve. L'Afrique du Sud devient également le premier pays organisateur à ne pas dépasser les poules. Pour le match pour la troisième place entre l'Allemagne et l'Uruguay, Paul le poulpe aura encore réussi son pronostic en prédisant l'Allemagne vainqueur (3-2). La finale oppose l'Espagne et les Pays-Bas sachant que notre ami poulpe cité ci-dessus prédit l'Espagne vainqueur... Et l'Espagne est effectivement championne du monde (1-0), d'un seul but de Iniesta à la 117e minute (3 minutes avant les tirs au but).

2014 AU BRESIL L'ALLEMAGNE GAGNE SA QUATRIEME ETOILE ET REJOINT L'ITALIE

L'édition 2014, qui est la 20e, se déroule au Brésil. Toutes les équipes championnes du monde depuis 1930 sont qualifiées. La demi-finale du Brésil face à l'Allemagne est marquée par le score historique de 7-1 en faveur de la Mannschaft. La finale a lieu le 13 juillet au stade Maracanã. L'Allemagne s'impose 1-0 en prolongation sur un but de Mario Götze, et remporte sa quatrième Coupe du monde.

2018 EN RUSSIE LA FRANCE GAGNE SA DEUXIEME ETOILE

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Vingt ans après le sacre de 1998 à la maison, l’équipe de France a achevé sa campagne de Moscou en soulevant la Coupe du monde aux dépens de valeureux Croates à la science du jeu sans égale, mais laissés en plan par leur bonne étoile, pour gravir la dernière marche.

Les Bleus montent d’un rang et se retrouvent avec une seconde étoile sur leur jersey, en compagnie de l’Argentine et de l’Uruguay, deux sélections qu’ils ont, ironie du sort, vaincues aux tours précédents.

LE SYMBOLE DES ETOILES

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Le vainqueur de la Coupe du monde a une étoile par trophée gagné. Ces étoiles font leur apparition sur le maillot du Brésil en 19701. L'Italie adopte les étoiles à la suite de sa troisième victoire en Coupe du monde en 19821. L'Allemagne le fait lorsqu'elle remporte son troisième titre en 19904. Les autres anciens vainqueurs adoptent ce système au début des années 2000 (Angleterre, Argentine, Uruguay) tandis que la France arbore son étoile depuis sa première victoire en 1998.

L'Uruguay arbore quatre étoiles : deux pour les Jeux olympiques gagnés en 1924 et 1928 et deux autres pour les Coupes du monde de 1930 et 1950. L'Espagne gagne sa première Coupe du monde en 2010 et arbore son étoile sur le maillot dès la remise de la coupe le soir de la finale le 11 juillet 2010. Les joueurs ont échangé leur maillot bleu du match contre un maillot rouge à étoile dès le coup de sifflet final.

L'Égypte, le Cameroun, le Ghana, la Tunisie, la Côte d'Ivoire et l'Algérie ont mis des étoiles pour symboliser leurs victoires en Coupe d'Afrique des nations. La Tunisie n'ayant pas d'étoile sur le maillot, l'étoile apparait uniquement sur certains maillots vendus dans le commerce.

Le maillot de l'équipe du Danemark est orné d'une étoile d'argent pour rappeler la victoire lors de l'Euro 1992. À ce jour, le Danemark est la seule sélection à avoir adopté ce symbole pour une victoire à l'Euro.

Le maillot de l'équipe d'Uruguay arbore 4 étoiles. 2 pour les victoires en coupe du monde ainsi que 2 pour les victoires dans le tournoi olympique. L'Uruguay est la seule sélection à avoir adopté ce symbole pour une victoire dans le tournoi olympique, considérant qu'étant donné que ces victoires aux JO eurent lieu alors que la Coupe du monde n'existait pas, le tournoi olympique équivalait à une Coupe du monde.

Sources Wikipédia et l'Humanité

19:44 Publié dans Société, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coupe du monde de foot, histoire | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook |

16/03/2018

DIMINUER LE NOMBRE DE PARLEMENTAIRES, C’EST DIMINUER LE PARLEMENT

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Par André Vallini, ancien ministre

Parmi les réformes constitutionnelles annoncées, celle qui semble recueillir le plus d’approbation populaire est la réduction du nombre de parlementaires. Ce n’est pas étonnant tant l’antiparlementarisme est ancré dans notre pays : c’est à cause de lui que le bonapartisme a prospéré à deux reprises, que le boulangisme a failli emporter la République en1889, que les ligues factieuses l’ont ébranlée en 1934, ou que la vague poujadiste a déferlé à l’Assemblée nationale en 1956.

Il n’y a donc rien de nouveau dans ce nouvel accès de fièvre hexagonale, a fortiori quand la mise en cause du Parlement vient cette fois du sommet de l’Etat, et prend appui sur le populisme qui touche désormais l’ensemble du continent européen.

Il est à cet égard révélateur que l’exécutif, légitimement avide de succès électoral, envisage cette réforme par la voie constitutionnelle alors que rien ne l’y oblige puisqu’une loi organique suffirait. Et plus révélateur encore qu’il envisage de recourir au référendum puisque cette réforme vise en réalité à magnifier le peuple au détriment de ses représentants.
Deux questions méritent pourtant d’être posées : y a-t-il en France trop de parlementaires et quelles seraient les conséquences de leur diminution ?

IL N’Y A PAS PLUS DE PARLEMENTAIRES EN FRANCE QU’AILLEURS
La France ne compte pas plus de parlementaires que les autres démocraties comparables : avec 925 députés et sénateurs pour 67 millions d’habitants, elle compte un parlementaire pour 73.000 habitants, ce qui nous situe dans la moyenne des démocraties comparables : Allemagne, Espagne, Israël, Italie, Japon, Norvège, Portugal, Royaume-Uni, Suisse... La comparaison avec les Etats-Unis n’est pas pertinente puisqu’outre-Atlantique, l’Etat fédéral coexiste avec des Etats fédérés, chaque État étant doté de son propre parlement.
Un député français représente donc aujourd’hui 116.000 habitants, soit exactement le même nombre qu’un élu du Bundestag allemand. En Italie, on compte un député pour 97.000 habitants et un pour 101.500 habitants au Royaume-Uni.
Si l’Assemblée nationale était réduite d’un tiers comme c’est envisagé, chaque député représenterait environ 173.000 Français, soit près de deux fois plus que son collègue italien et une fois et demi plus que son collègue allemand.
En outre, depuis 1962, le nombre de parlementaires (députés et sénateurs) est passé de 756 à 925, soit une hausse inférieure à la croissance démographique : en 1962 un parlementaire représentait 62.167 habitants, il y en avait un pour 67.400 habitants en 1973, un pour 69.524 habitants en 2008 et un pour 73.000 habitants aujourd’hui.

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LES ENSEIGNEMENTS DE L’HISTOIRE Pour une population inférieure à 30 millions et avec un suffrage censitaire et masculin, les Assemblées de la Révolution étaient nombreuses : la Constituante de 1789 comptait 1145 membres, la Législative de 1791 et la Convention de 1793 en comptaient 745. Sous le Directoire et le Consulat, si on reste dans le même ordre de grandeur, c’est en passant au bicamérisme : 500 députés au Conseil des Cinq-Cents et 250 au Conseil des Anciens.
Sous l’Empire, le Corps législatif tombe à 300 membres (plus une centaine de membres au Sénat) et pendant les Cent-Jours, quand Napoléon veut libéraliser les institutions, il augmente la Chambre des représentants à 629 membres. A l’inverse, quand Louis XVIII rétablit la monarchie en 1815, la Chambre des Députés ne compte plus que 400 membres.
Plus libérale, la Monarchie de Juillet élargit le cens, abaisse de 30 à 25 ans l’âge requis pour voter, double le corps électoral et elle augmente le nombre des députés à 459.

En 1848, avec l’instauration du suffrage universel, l’Assemblée nationale constituante est deux fois plus nombreuse : 900 membres et l’année suivante, l’Assemblée nationale législative en compte 705.
Le Coup d’Etat de 1851 suspend la vie parlementaire qui reprend timidement, avec un Corps législatif de 261 membres en 1852 et monte à 283 à partir de 1863, quand Napoléon III veut libéraliser le régime impérial.
Nouvelle expansion démocratique en 1871 avec l’Assemblée de Bordeaux qui compte 675 membres et à partir de 1875 à l’âge d’or du parlementarisme, on retrouve un nombre de parlementaires supérieur à 800 : plus de 500 députés (545 en 1881, 613 en 1932, 615 en 1936) et 300 sénateurs en 1876. En 1940, Pétain suspend toute vie parlementaire puis sous la IVème République, il y a 629 députés en 1951 et 594 en 1956. Leur nombre tombe à 576 en 1958 puis à 485 après la décolonisation qui fait disparaître des sièges outre-mer. On remonte à 491 sièges en 1981 et à 577 en 1986.


L’histoire montre donc que chaque fois que la démocratie a progressé, le nombre de parlementaires a été augmenté. Et inversement, chaque fois que l’Exécutif a voulu réduire le rôle du Parlement, il a réduit le nombre de parlementaires. LES DANGERS D’UN PARLEMENT DIMINUÉ
Diminuer le nombre de parlementaires ne les rendra pas plus efficaces, au contraire. Sans même évoquer le problème de la représentation équitable des territoires, quelle que soit leur densité démographique, des parlementaires moins nombreux auront en effet plus de difficulté à assurer leur fonction de contrôle de l’exécutif, qui est au moins aussi importante que leur fonction législative, a fortiori dans le cadre du parlementarisme rationalisé de la Vème République.

Les gouvernements de demain, quels qu’ils soient, n’auront en effet qu’à se féliciter d’un parlement affaibli numériquement et il en va de même, et peut être plus encore, pour la haute fonction publique et singulièrement les administrations centrales, au premier rang desquelles les directions de Bercy : un vrai parlementaire se doit en effet d’être un empêcheur d’administrer en rond et il est le plus souvent perçu comme tel par les ministres et surtout les hauts fonctionnaires.

Il est par conséquent évident que moins il y a de députés ou de sénateurs demandant compte aux agents publics de leur administration, mieux cette administration se porte. Dans ces conditions, qu’il s’agisse des missions d’information, des commissions d’enquête, ou des délégations parlementaires, ou qu’il s’agisse des rapporteurs budgétaires, ils seront en effet moins nombreux et l’administration sera la dernière à s’en lamenter. L’argument est fallacieux qui consiste à prétendre que des parlementaires moins nombreux seront mieux dotés et plus efficaces : il n’est en effet pas nécessaire de diminuer leur nombre pour attribuer plus de moyens d’action et de contrôle aux parlementaires.

Et plus fallacieux encore l’argument du fameux coût financier des parlementaires : ni plus ni moins élevé qu’ailleurs, il est à comparer aux moyens considérables et infiniment plus coûteux pour le contribuable qui sont ceux des administrations et autres organismes publics au niveau national, dont il n’est pas inutile de mentionner aussi que les salaires de leurs hauts dirigeants sont sans rapport avec l’indemnité parlementaire.

Diminuer le nombre de députés et de sénateurs aboutira donc à affaiblir numériquement mais aussi politiquement la représentation du peuple par ses élus. C’est un choix lourd de signification que la démagogie actuellement en vogue risque d’empêcher les citoyens d’apprécier avec clairvoyance.

14:55 Publié dans Monde, Occupation, Révolution, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : parlement, députés, histoire | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook |