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22/04/2026

Femmes dans l'Histoire : Hatchepsout, la première reine d'Égypte

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Le Temple d'Hatchepsout est l'un des plus beaux chef-d'œuvres architecturaux au monde. Il est encore plus remarquable lorsque l'on sait que c'est une femme qui est à l'origine de sa construction.

Au pied des falaises abruptes de Deir el Bahri se trouve le Temple mortuaire d'Hatchepsout, témoin d'un des règnes les plus extraordinaires de l'histoire de l'Égypte.

Avec ses rampes d'accès, ses portiques et ses sublimes reliefs qui se détachent du désert situé en arrière-plan, le temple est l'un des plus beaux chefs-d'œuvre architecturaux du monde. Il est peut-être encore plus remarquable lorsque l'on sait que c'est une femme qui est à l'origine de sa construction.

hatchepsout2.jpgÀ la mort de son mari Thoutmôsis II, Hatchepsout, la fille aînée du pharaon Thoutmôsis Ier devient d'abord régente de la 18e dynastie. Alors que son beau-fils Thoutmôsis III est en âge de régner, elle prend le titre de pharaon, avant de régner pendant plus de 20 ans. 

Hatchepsout est l'une des premières femmes pharaons de l'Égypte antique.

Il est toujours possible d'admirer les réalisations d'Hatchepsout de la Nubie à Beni Hasan. À Thèbes, elle a fait ériger d'immenses obélisques et construire des routes en l'honneur d'Amon, le roi des dieux et le patron des pharaons. Les statues d'Hatchepsout la représentent comme un homme, vêtue de la tenue complète des pharaons, qui comprend la barbe traditionnelle, le pagne en chendjit et le némès. Ces trois éléments symbolisent le pouvoir.

Son temple mortuaire est certainement sa plus belle réalisation. L'emplacement de ce dernier était stratégique : situé sur la rive ouest du Nil, à côté du Temple de Montouhotep II, il s'agissait du lieu idéal pour asseoir sa position parmi les pharaons. Le temple d'Hatchepsout, connu sous le nom de Djeser Djeseru, ou « le sacré des sacrés » en français, est orné de reliefs représentant le règne du pharaon. Il abritait aussi des sanctuaires en l'honneur d'Anubis, le dieu des morts ; d'Hathor, la déesse de la fertilité ; d'Amon, le roi des dieux et de , le dieu du soleil.

À sa mort en 1458 avant J.-C., Hatchepsout est enterrée dans la Vallée des rois. Alors qu'elle avait tout fait pour que le peuple égyptien se souvienne de son règne, Thoutmôsis III mena 20 ans plus tard une campagne de grande envergure pour détruire son héritage. Il a fait détruire ses statues, dégrader ses représentations et effacer sa cartouche.

Certains voient là un acte de vengeance, d'autres considèrent qu'il a agi de la sorte pour s'assurer que l'ascension de son propre fils sur le trône se déroule harmonieusement. Autre théorie, il n'aurait pas accepté que la succession des pharaons Thoutmôsis I, II et III ait été interrompue par une femme. Entre 1923 et 1931, les fragments des statues d'Hatchepsout ont été mis au jour dans des fosses creusées en face du temple. La découverte a été réalisée par le Metropolitan Museum of Art au cours de son expédition en Égypte.

Peu importent ses raisons, les efforts de Thoutmôsis III ont porté leurs fruits puisque le règne avant-gardiste d'Hatchepsout est peu à peu tombé dans l'oubli. Ce n'est qu'au début du 19e siècle, quand des universitaires sont parvenus à déchiffrer les hiéroglyphes inscrits sur son temple, que ces derniers ont pu reconstituer l'histoire d'Hatchepsout. Aujourd'hui, dans l'Égypte toute entière, ses réalisations architecturales perpétuent sa mémoire. 

le temple d'hatchepsout

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18:15 Publié dans Egypte antique, Monde, Monuments | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le temple d'hatchepsout | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook |

21/08/2023

LES BONS MOTS DE L'HISTOIRE : Le nez de Cléopâtre s'il eut été plus court, toute la face de la Terre aurait changée"

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Le nez de Cléopâtre s'il eut été plus court, toute la face de la Terre aurait changée" a été imaginée et créée par Blaise Pascal, grand Physicien Français, mathématicien, et moralisateur. Né à Clermont-Ferrand (France) le 19/06/1623 ; Mort à Paris (France) le 19/08/1662

Probablement, moins belle, avec un nez plus court la face de la Terre aurait changée, tant le rôle historique de Cléopatre et tant sa prodigieuse beauté ont fasciné à l'époque les plus grands puissants, « Son commerce familier avait un attrait irrésistible, écrit Plutarque, et l’aspect de sa personne, joint à sa conversation séduisante et à la Grâce naturelle répandue dans ses paroles, portait en soi une sorte d’aiguillon. Quand elle parlait, le son même de sa voix donnait du plaisir. Sa langue était comme un instrument à plusieurs cordes dont elle jouait aisément dans le dialecte qu’elle voulait, car il y avait très peu de barbares avec qui elle eût besoin d’interprète. ».

Reine d'Égypte, Cléopâtre VII est née en 69 av. J.-C. et morte en 30 av. J.-C., à Alexandrie, à l'âge de 39 ans. Cléopâtre VII, mariée à son frère Ptolémée XIII, devient reine d'Egypte à 17 ans, en 51 av. J.-C. Elle partage le pouvoir avec son frère, qui intrigue afin de l'évincer du trône. Il y parvient en 48 av. J.-C.

Cependant, grâce à l'aide de Jules César, la reine retrouve sa place dès 46 av. J.-C. Ptolémée XIII est assassiné et Cléopâtre est contrainte d'épouser son autre frère, Ptolémée XIV. Elle devient malgré tout la maîtresse de César et lui donne un fils, Césarion. A la mort du dictateur romain, Cléopâtre s'éprend de Marc Antoine, avec qui elle aura trois enfants (Alexandre Hélios, Cléopâtre Séléné et Ptolémée Philadelphe). Les liens entre leurs royaumes se resserrent, ce qui attise la colère d'Octave (le futur empereur romain Auguste).

Ce dernier déclare la guerre à la reine d'Egypte en 32 av. J.-C. Cléopâtre est vaincue à la suite de la bataille d'Actium. Son royaume tombé aux mains des Romains, et Marc Antoine mort, la reine décide de se suicider, en se faisant mordre par un aspic, comme le veut la tradition.

On ne compte plus les adaptations en films et romans de la vie de Cléopâtre VII, reine d’Egypte au destin tragique. C’est son image de femme fatale qui lui vaut de passer à la postérité, occultant le fait que Cléopâtre était avant tout une souveraine, préoccupée du destin de son peuple.

Les études récentes ont permis de découvrir le visage d’une femme de pouvoir et d'une intellectuelle passionnée, certes libre dans ses mœurs, mais comme l’étaient depuis longtemps les femmes égyptiennes. Familière du  Musée et de  la Bibliothèque d’Alexandrie, elle était une grande lectrice d’Homère et  se nourrissait des hauts faits d’Alexandre le grand. 

Elle fut la première de sa famille à parler l’égyptien et huit autres langues, à avoir su communiquer avec les gens de la province et pas seulement avec les Alexandrins. Elle reprit les rites pharaoniques que ses prédécesseurs avaient laissé tomber en désuétude.

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09:50 Publié dans Cinéma, Monuments | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cléopatre, egypte | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook |

22/09/2017

Macron veut mettre l’histoire au pas du roi

Grégory Marin, L'Humanité

macronbern.jpgLa nomination de Stéphane Bern pour « sauver le patrimoine en péril » et la leçon d’histoire erronée de Macron sur l’édit de Villers-Cotterêts suscitent la colère des historiens.

Emmanuel Macron n’a décidément pas de chance avec les ordonnances. Lors d’un déplacement au château de Monte-Cristo, au Port-Marly (Yvelines), à l’occasion des Journées du patrimoine, il a défendu celle de Villers-Cotterêts, signée en 1539 par François Ier, affirmant devant des élèves de CM2 que cet « acte fondateur de notre identité » avait obligé ses sujets à abandonner les langues régionales au profit du seul français. Une instrumentalisation de l’histoire aussitôt épinglée par de nombreux historiens.

Le président partage avec Stéphane Bern une admiration pour la royauté

C’est le présentateur de télévision Stéphane Bern, ami du chef de l’État récemment nommé par lui « Monsieur Patrimoine », qui l’a lancé, estimant que le texte a « fait du français la langue officielle ». Le président, qui partage avec lui une admiration pour la royauté, a alors complété : « On est tous français alors qu’on parlait tous des patois un peu différents. Et notre pays, il s’est fait par la langue », a-t-il expliqué aux enfants. « Parce qu’à ce moment-là dans son château, le roi a décidé que tous ceux qui vivaient dans son royaume devaient parler français. »

Première à s’émouvoir de cette fraude, l’historienne Mathilde Larrère, l’une des « détricoteuses » de contre-vérités historiques pour Arrêts sur images, ironise sur le « vive le roi » du chef de l’État et sa « mésinterprétation » « Rien à voir avec une lutte contre le patois », explique-t-elle sur le site d’Arrêts sur images. « L’édit (autre nom de l’ordonnance que Macron n’utilise pas, pour des raisons conjoncturelles que l’on comprendra – Ndlr), c’est surtout une étape dans l’imposition du pouvoir royal. »

En fait « l’édit royal » n’attaque pas les langues régionales, mais consacre dans son article 111 « le langage maternel françoys » comme référence pour les actes juridiques. Comme les textes de 1490 sous Charles VIII, qui parlent de « langage français ou maternel » ou celui de 1510 sous Louis XII qui demande que les procès se déroulent en « vulgaire et langage du pais ». Il s’agit essentiellement de faire du français la « langue du droit », afin de permettre à la population de comprendre la justice, rendue jusque-là… en latin. Car réduire son utilisation était aussi une manière de réduire l’influence de l’église, ce que n’évoquent ni Stéphane Bern ni Emmanuel Macron.

Détournement de l’histoire et attachement au pouvoir central

« Ce que vous tentez d’attribuer à François  Ier… c’est la Révolution qui l’impose », poursuit Mathilde Larrère. Car avec cette sortie pour le moins malvenue, les deux complices en détournement attribuent en effet au roi une volonté de faire peuple commun qui n’a existé qu’avec la Révolution française, œuvre poursuivie par la République qui, après celles de la loi, a unifié les procédures de l’administration et de l’enseignement.

Cette tirade résume à elle seule la « pensée complexe » d’Emmanuel Macron : détournement de l’histoire, attachement au roi et au pouvoir central et dénigrement d’un acquis révolutionnaire. On y lit aussi un mépris pour les patois, alors souvent seule langue parlée par les Français les plus modestes. Or, l’édit ne se limitait pas, ont tranché maints juristes, à la seule langue française, mais, selon plusieurs lectures, étendait sa protection à toutes les langues maternelles du royaume. On comprend qu’outre les historiens, la sortie macro-bernienne de dimanche ait aussi provoqué l’ire des défenseurs du breton, de l’occitan et d’autres « patois » dénigrés par le président de… la République.