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04/02/2026

Femmes, communistes et résistantes, une soirée exceptionnelle le 21 février, une diffusion exclusive de podcasts sur Mosaik Radios

Femmes resistantes.jpg

« Le grand nom de Danielle Casanova est le symbole […] de ces femmes qui, comme elle, ont lutté pour la France et pour la liberté, ces femmes «sans lesquelles, comme l’a dit le colonel Rol-Tanguy, la résistance n’eût pas été possible», ces femmes qui assuraient les liaisons, transportaient les armes, faisaient le coup de feu dans le maquis ou sur les barricades de Paris. »

Ces mots de Simone Téry dans sa biographie de Danielle Casanova (Du Soleil plein le cœur) résument le sort fait à la mémoire et à l’histoire des résistantes : tombées dans l’oubli ou reléguées à l’arrière-plan, les femmes sont restées « à l’ombre des héros », d’après le bel intitulé de la thèse de Sarah Chabert.

Après la guerre, et parce qu’elles avaient pris une part active dans la Résistance contre les nazis et les collabos, les femmes sont devenues électrices et éligibles. Mais l’histoire a continué de s’écrire au masculin. En effet, si l’on se penche sur la mémoire de la Résistance, un modèle d’héroïsme militaire a contribué à rejeter dans l’ombre des résistants qui ont contribué à la victoire, notamment les femmes, dont le rôle a longtemps été sous-estimé.

Une soirée sera donc consacrée à la mise en lumière et en valeur des femmes résistantes, et plus particulièrement des femmes communistes, qui se trouvent à l’intersection d’une double silenciation. Cet événement s’inscrit dans la foulée du 80e anniversaire de la Libération et de la première participation des femmes à une élection, comme électrices et candidates, et le jour de celui de l’exécution du groupe Manouchian. Il fait également écho à la panthéonisation de Missak et Mélinée en 2025.

Alors que les résistantes nous quittent et que leur parole vivante s’éteint, comment écrire et transmettre l’histoire de celles qui ont peu pris la plume et à qui on a peu donné la parole ? L’enjeu est double : mémoriel et politique, pour en faire des modèles d’engagement auprès des jeunes générations.

Pour en discuter, nous invitons Dominique Bertail et Jean-David Morvan, auteurs de la bande-dessinée consacrée à Madeleine Riffaud, notre ancien secrétaire national Pierre Laurent qui évoquera sa grand-mère Germaine Duchauffour-Rougies, Juste parmi les nations, Sandrine Treiner, ancienne directrice de France Culture pour sa biographie d’Olga Bancic (à paraître), Sabine Pésier en sa qualité de co-présidente du Mémorial national des femmes en résistance, Sylvie Zaidman, conservatrice et directrice du Musée de la Libération, et Carine Delahaie, rédactrice en cheffe de Clara Magazine.

À cette occasion, nous éditons une brochure illustrée présentant les femmes suivantes : Olga Bancic, Elsa Barraine, Rosine Bet, Madeleine Braun, Danielle Casanova, Martha Desrumeaux, Germaine Duchauffour-Rougies, Rywka Frid, Berthe Hirsch, Marie Massonnat, Maria Mousson, Macha Ravine, Lise Ricol-London, Madeleine Riffaud, Cécile Rol-Tanguy, Jeanine Sontag, Elsa Triolet, Marie-Claude Vaillant-Couturier.

Elsa Siffert

Heroiques-femmes-en-Resistance.jpgMosaik Radios s'associe à cette initiative en diffusant des podcasts exclusifs sur les femmes résistantes d'après le livre Héroïques d'Antoine Porcu : 

22/01/2026

Léa Blain, monitrice des âmes vaillantes

léa blain,résitance

Léa Élise Regina Blain, née le àTêche

et morte le à Villard-de-Lans, est une résistante française.

Biographie

Monument à la mémoire de Léa Blain et Rémi Lifschitz à Villard-de-Lans, au lieu-dit Les Glovettes.

Famille

Née à Tèche en Isère, élevée dans la foi catholique, Léa Blain est une fille d'ouvriers, elle travaille à l'usine Morel de La Sône et au bureau de poste de Chatte. Elle s'implique dans la vie de sa paroisse et devient animatrice des « Âmes Vaillantes », un groupe catholique.

Seconde Guerre mondiale

Le dévouement social de Léa lui dicte sa volonté : continuer à exercer son dévouement aux pauvres ne peut se faire en restant spectatrice face aux malheurs.

Lors de l'exode de 1940, Léa Blain participe à l'accueil des réfugiés.

Elle rallie la résistance dès 1942 et devient Louise Bouvard. Elle s'occupe alors des liaisons et du camouflage des réfractaires au S.T.O..

Chiffreuse/codeuse de l'équipe radio de la mission Eucalyptus, elle rejoint la Compagnie Goderville dans le Vercors à la Grotte des fées le . Tentant d'atteindre Villard-de-Lans avec plusieurs compagnons, rattrapés par une patrouille les partisans engagent un combat inégal groupe contre une vingtaine de soldats nazis qui font aussitôt feu. Léa Blain est tuée d'une balle dans la tête à la Croix des Glovettes sur les hauteurs de Villard-de-Lans le .

Elle est inhumée au cimetière de Chatte.

Source Wikipédia et Héroïques femmes en résistances d'Antoine Porcu, éditions Geai bleu

Podcast de la biographie en cliquant sur la ligne}}}

19:14 Publié dans Biographie, Libération | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : léa blain, résitance | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook |

18/01/2026

Résistante Nimoise, Maurin, Louise Maurin, libérée de sa prison par un commando FTP

Heroiques-femmes-en-Resistance.jpgJeune résistante communiste Nîmoise, Louisette Maurin est une de ces femmes qui en 1940 n'hésite pas à entrer en résistance. FTPF "légale" de Nîmes, elle participe aux activités du groupe dirigé par Jean Robert. Son activité s'étend des abords de la Camargue aux Cévennes. 
Arrêtée le 2 mars 1943 après l'attentat de la Maison Carro, elle est condamnée à la réclusion à vie et incarcérée , d'abord à la Maison d'Arrêt de Nîmes puis à la prison de Valence. Les tortures les plus horribles lui sont réservées.  
Vers la Noël 1943, elle tombe gravement malade et est transférée à l'hôpital de Valence sous bonne garde. Mais Etienne Daels ("le nageur"), ancien membre de l'équipe FTPF, parvient à la faire évader et à la cacher.
Une fois rétablie, avec l'aide de Gaby Bastide, elle rejoint son mari Louis Maurin dans les Alpes-Maritimes pour poursuivre le combat.
Responsable des femmes communistes du Gard, ayant participé à de nombreuses actions armées sa tête est mise à prix. 
La France libérée elles retrouve Nîmes. Affaiblie par la maladie et les mois passés en prison, elle meurt peu après la libération de la région en septembre 1945 à l'âge de 25 ans.
 

18:20 Publié dans Libération, PCF, Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : résistante, louisette maurin, communiste | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook |