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14/02/2026

Les héroïnes de Stalingrad : Découvrez ces femmes oubliées qui ont combattu dans l’Armée rouge

Dans la Grande Guerre Patriotique menée par l’Armée rouge contre les troupes d’invasion allemande, des dizaines de milliers de jeunes femmes se sont trouvées engagées au sein d’unités de combat – un cas unique dans l’Histoire.

C’est la première grande « bataille urbaine », au cours de laquelle a basculé le sort de la Seconde Guerre mondiale : Stalingrad. D’août 1942 à février 1943, les troupes soviétiques y affrontent les soldats allemands de l’opération Barbarossa, de pâté de maison en pâté de maison. Les soldats nazis sont tous des hommes, mais parmi les soldats de l’Armée Rouge, les uniformes cachent de nombreuses femmes.

Toutes les armées mobilisées lors de la Seconde Guerre mondiale, par les pays alliés comme par ceux de l’axe, sont masculines. Si les femmes ont commencé à être appelées en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, elles y restent cantonnées à des postes de défense anti-aérienne ou aux unités sanitaires. Elles ne sont jamais des combattantes.

Surnommées « les furies » par les nazis

Mais face à l’avancée spectaculaire des divisions d’Hitler sur le front de l’est, qui fera entre 25 et 28 millions de morts soviétiques, 100.000 femmes soviétiques s’engagent. Les unes resteront à l’arrière, tandis que les autres viendront les armes à la main en renfort des troupes décimées, d’abord en prenant part à des actions spontanées de guérilla ou de sabotage au sein de mouvements de partisans.

Dès 1942, elles sont même intégrées aux troupes de l’Armée Rouge et deviennent des soldates au même titre que les hommes. Combattantes au sol comme aviatrices, elles sont formées dans des écoles militaires pour femmes puis sont envoyées au front, donnant à l’armée soviétique une physionomie différente de toutes les autres. Adversaires redoutées, une des troupes d’aviatrices russes sera même surnommée « les furies » par les aviateurs allemands.

Lioudmila Pavlitchenko aurait tué 309 Allemands en un an

combattante sovietique Marina_Raskova.jpgL’entrée des femmes dans l’armée russe se fait dans la continuité de la politique d’égalité entre les hommes et les femmes dans le travail et dans les salaires menée par le régime soviétique, qui prônait même dans ses premières années l’abolition du mariage. En effet, proclamer la femme comme égale de l’homme faisait partie de l’idéologie communiste originelle.

Certaines de ces combattantes, comme Lioudmila Pavlitchenko, réputée pour avoir tué 309 Allemands en un an, devinrent célèbres et furent désignées comme héroïnes, martyrs ou ambassadrices du régime. Mais à la fin de la guerre, nombre d’entre elles ont été mal accueillies et mal vues pour avoir combattu.

Leur contribution aux différentes victoires de l’Armée rouge sera longtemps invisibilisée par le régime, avant qu’elles ne soient finalement réhabilitées.

04/02/2026

Femmes, communistes et résistantes, une soirée exceptionnelle le 21 février, une diffusion exclusive de podcasts sur Mosaik Radios

Femmes resistantes.jpg

« Le grand nom de Danielle Casanova est le symbole […] de ces femmes qui, comme elle, ont lutté pour la France et pour la liberté, ces femmes «sans lesquelles, comme l’a dit le colonel Rol-Tanguy, la résistance n’eût pas été possible», ces femmes qui assuraient les liaisons, transportaient les armes, faisaient le coup de feu dans le maquis ou sur les barricades de Paris. »

Ces mots de Simone Téry dans sa biographie de Danielle Casanova (Du Soleil plein le cœur) résument le sort fait à la mémoire et à l’histoire des résistantes : tombées dans l’oubli ou reléguées à l’arrière-plan, les femmes sont restées « à l’ombre des héros », d’après le bel intitulé de la thèse de Sarah Chabert.

Après la guerre, et parce qu’elles avaient pris une part active dans la Résistance contre les nazis et les collabos, les femmes sont devenues électrices et éligibles. Mais l’histoire a continué de s’écrire au masculin. En effet, si l’on se penche sur la mémoire de la Résistance, un modèle d’héroïsme militaire a contribué à rejeter dans l’ombre des résistants qui ont contribué à la victoire, notamment les femmes, dont le rôle a longtemps été sous-estimé.

Une soirée sera donc consacrée à la mise en lumière et en valeur des femmes résistantes, et plus particulièrement des femmes communistes, qui se trouvent à l’intersection d’une double silenciation. Cet événement s’inscrit dans la foulée du 80e anniversaire de la Libération et de la première participation des femmes à une élection, comme électrices et candidates, et le jour de celui de l’exécution du groupe Manouchian. Il fait également écho à la panthéonisation de Missak et Mélinée en 2025.

Alors que les résistantes nous quittent et que leur parole vivante s’éteint, comment écrire et transmettre l’histoire de celles qui ont peu pris la plume et à qui on a peu donné la parole ? L’enjeu est double : mémoriel et politique, pour en faire des modèles d’engagement auprès des jeunes générations.

Pour en discuter, nous invitons Dominique Bertail et Jean-David Morvan, auteurs de la bande-dessinée consacrée à Madeleine Riffaud, notre ancien secrétaire national Pierre Laurent qui évoquera sa grand-mère Germaine Duchauffour-Rougies, Juste parmi les nations, Sandrine Treiner, ancienne directrice de France Culture pour sa biographie d’Olga Bancic (à paraître), Sabine Pésier en sa qualité de co-présidente du Mémorial national des femmes en résistance, Sylvie Zaidman, conservatrice et directrice du Musée de la Libération, et Carine Delahaie, rédactrice en cheffe de Clara Magazine.

À cette occasion, nous éditons une brochure illustrée présentant les femmes suivantes : Olga Bancic, Elsa Barraine, Rosine Bet, Madeleine Braun, Danielle Casanova, Martha Desrumeaux, Germaine Duchauffour-Rougies, Rywka Frid, Berthe Hirsch, Marie Massonnat, Maria Mousson, Macha Ravine, Lise Ricol-London, Madeleine Riffaud, Cécile Rol-Tanguy, Jeanine Sontag, Elsa Triolet, Marie-Claude Vaillant-Couturier.

Elsa Siffert

Heroiques-femmes-en-Resistance.jpgMosaik Radios s'associe à cette initiative en diffusant des podcasts exclusifs sur les femmes résistantes d'après le livre Héroïques d'Antoine Porcu : 

22/01/2026

Léa Blain, monitrice des âmes vaillantes

léa blain,résitance

Léa Élise Regina Blain, née le àTêche

et morte le à Villard-de-Lans, est une résistante française.

Biographie

Monument à la mémoire de Léa Blain et Rémi Lifschitz à Villard-de-Lans, au lieu-dit Les Glovettes.

Famille

Née à Tèche en Isère, élevée dans la foi catholique, Léa Blain est une fille d'ouvriers, elle travaille à l'usine Morel de La Sône et au bureau de poste de Chatte. Elle s'implique dans la vie de sa paroisse et devient animatrice des « Âmes Vaillantes », un groupe catholique.

Seconde Guerre mondiale

Le dévouement social de Léa lui dicte sa volonté : continuer à exercer son dévouement aux pauvres ne peut se faire en restant spectatrice face aux malheurs.

Lors de l'exode de 1940, Léa Blain participe à l'accueil des réfugiés.

Elle rallie la résistance dès 1942 et devient Louise Bouvard. Elle s'occupe alors des liaisons et du camouflage des réfractaires au S.T.O..

Chiffreuse/codeuse de l'équipe radio de la mission Eucalyptus, elle rejoint la Compagnie Goderville dans le Vercors à la Grotte des fées le . Tentant d'atteindre Villard-de-Lans avec plusieurs compagnons, rattrapés par une patrouille les partisans engagent un combat inégal groupe contre une vingtaine de soldats nazis qui font aussitôt feu. Léa Blain est tuée d'une balle dans la tête à la Croix des Glovettes sur les hauteurs de Villard-de-Lans le .

Elle est inhumée au cimetière de Chatte.

Source Wikipédia et Héroïques femmes en résistances d'Antoine Porcu, éditions Geai bleu

Podcast de la biographie en cliquant sur la ligne}}}

19:14 Publié dans Biographie, Libération | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : léa blain, résitance | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook |